Cette base de données a été établie dans le cadre d'un mémoire de D.E.A soutenu à l'Université de Paris IV-Sorbonne en 1998, sous la direction de MM. Antoine Schnapper et Olivier Bonfait. Il a servi de support à un essai paru sous le titre " Gravure d'interprétation et échanges artistiques.
Les estampes françaises d'après les peintres italiens contemporains (1655-1724), dans Studiolo. Revue d'histoire de l'art de l'Académie de France à Rome, Rome, 2002, p.64-104.
J'ai recensé les estampes exécutées par des graveurs français, au sens large incluant, par exemple, les Lorrains ou les graveurs anonymes travaillant sous la direction d'un éditeur français, d'après les peintures et dessins des artistes italiens contemporains. Je n'ai pas pris en compte les estampes d'amateur, comme celles du comte de Caylus, celles d'après les peintres étrangers installés à Rome, comme Dughet ou Schor, les arbres généalogiques et séries de portraits rétrospectifs, ni les estampes d'après des sculptures ou des architectures, même éphémères. Pour ces dernières, on consultera l'ouvrage de Maurizio Fagiolo dell'Arco et Rossella Pantanella, Bibliografia della festa barocca a Roma, Roma, 1994.
La période chronologique choisie s'étend de 1655, date du retour en France de François de Poilly et de l'accession au trône pontifical d'Alexandre VII, qui emploie des graveurs français comme Etienne Picart, arrivé à Rome cette même année, à 1724, date du décès de Benoît Farjat, graveur quantitativement le plus important de cette période. De nombreuses estampes, datées de manière incertaine, ne peuvent entrer dans un cadre aussi précis : j'ai choisi de sélectionner d'abord les artistes ayant une activité prolongée durant cette période, et ensuite seulement une partie de leur œuvre.
Ainsi, tous les artistes morts avant la fin de la décennie 1660 et ceux nés après 1695 ont été exclus. Pour les autres, je n'ai écarté que les estampes situées avec certitude en deçà ou au-delà de la fourchette chronologique.
Le catalogue repose essentiellement sur un travail d'inventaire du fonds du Département des Estampes et de la Photographie de la Bibliothèque nationale de France (à l'exception de la série N, regroupant les portraits, dont l'ampleur et l'absence de classement chronologique interdisent un dépouillement systématique), complété par des sondages dans les collections de l'Istituto nazionale per la Grafica et de la Bibliothèque Casanatense à Rome, de la Graphische Sammlung Albertina à Vienne.